Qu’est ce que le CBD ?

Le CBD désigne le mot cannabidiol qui est un composant naturel que l’on retrouve dans la fleur résineuse, les tiges et les fleurs du chanvre. Il s’agit d’une plante utilisée depuis des siècles comme médicaments. Aujourd’hui encore, les scientifiques et les médecins exploitent les bienfaits thérapeutiques du CBD à travers les soins prodigués aux patients. En fait, le cannabidiol est une substance sûre, non addictive issue du chanvre qui est constituée de plusieurs phytocannabinoïdes. Des propriétés uniques qui lui confèrent son solide profil thérapeutique.

En médecine, le CBD est étroitement lié à d’autres phytocannabinoïdes actifs, dont le tétrahydrocannabinol (THC). Ce dernier est essentiellement composé de psychoactif qui est présent dans le cannabis. Par ailleurs, ces deux composants du cannabis sont les plus étudiés par les scientifiques.

Le CBD et le THC possèdent tous les deux des attributs thérapeutiques importants. Cependant, le CBD ne rend pas une personne high ou intoxiquée, ce qui est le cas du THC. Il s’avère que chacun d’entre eux agît de différentes manières sur l’organisme humain via les récepteurs dans le cerveau et le corps. C’est pourquoi, le cannabis est largement exploité dans le domaine de la santé pour ses vertus thérapeutiques, en l’absence de la psychoactivité ou très peu.

Le CBD est particulièrement apprécié pour sa puissance sur le plan thérapeutique, sans pour autant enivrer le sujet. Une option qui attire a priori ceux qui testent le cannabis légal pour la première fois. Découvrez ici en quoi le CBD est-il légal.

CBD : une molécule polyvalente

Les personnes en quête des alternatives aux produis pharmaceutiques risquent de graves effets secondaires. Si l’on tire parti à un niveau profond de notre fonctionnement biologique, le CBD est en mesure de soulager la douleur chronique, l’inflammation, l’anxiété, la dépression et bien d’autres maux.

Le potentiel du CBD fait l’objet de nombreux récits anecdotiques auprès des patients et des médecins aux Etats-Unis. Dans ce cadre, il est utilisé comme traitement pour un large éventail de maladies, à savoir :

  • Les maladies auto-immunes : inflammation, polyarthrite et rhumatoïde.
  • Les troubles neurologiques : Alzheimer, Parkinson, démence, sclérose en plaques, épilepsie, accident vasculaire et traumatisme crânien.
  • Syndrome métabolique comme la diabète et l’obésité.
  • La maladie neuropsychatrique : autisme, TDAH, trouble de stress post-traumatique, alcoolisme.
  • Troubles intestinaux : colite, maladie de Crohn.
  • Dysfonctionnement cardiovasculaire : arythmie, athérosclérose.
  • Maladie cutanée : acné, psoriasis, dermatite.

Dans de nombreux centres de recherche universitaires aux Etats-Unis et ailleurs, le CBD a démontré des effets neuroprotecteurs ainsi que des propriétés anticancéreuses. Par ailleurs, une étude menée en 2010 sur le cancer du cerveau par des chercheurs californiens a permis de révéler une fois de plus, son efficacité vis-à-vis du cancer. Il est avéré que le CBD « augmente les effets inhibiteurs du THC sur la prolifération et la survie des cellules de glioblastome humain ». Cela indique que le CBD booste davantage la puissance du THC en tant que substance anticancéreuse. La même année, des chercheurs allemands ont rapporté que le CBD stimulait la neurogenèse, la croissance de nouvelles cellules cérébrales, notamment chez les mammifères adultes.

Le fonctionnement du CBD

Cette molécule polyvalente interagit avec le corps de différentes manières. Sa fonction principale consiste à imiter et améliorer les effets des composés qui constituent le corps qui sont appelés cannabinoïdes endogènes. Ces substances possèdent des similitudes avec les composés retrouvés dans la plante du cannabis, d’où leur nom assez similaire. En fait, les cannabinoïdes font partie d’un système de régulation appelé « système endocannabinoïde ». En tout cas, sa découverte a largement amélioré la compréhension de la santé et de la maladie. Dans presque tous les domaines de la science médicale, ses implications sont notables. En outre, cela aide à expliquer la polyvalence du CBD dans sa déclinaison en cannabis médical.

En tant que système de communication important du corps, le système endocannabinoïde intervient dans la régulation de nombreux processus physiologiques. Sa fonction principale étant de réagir avec le stress afin de maintenir son équilibre au milieu interne. Pour ce faire, il agit sur notre humeur, notre niveau d’énergie, l’activité immunitaire, la pression artérielle, la densité osseuse, le métabolisme du glucose, la faim, la sensation de la douleur, entre autres.

Dans la mesure où le système endocannabinoïde ne fonctionne pas correctement, en cas de déficience ou d’hyperactivité, vous serez exposé à certaines maladies. Il a été prouvé que le système endocannabinoïde est déréglé dans presque toutes les conditions pathologiques. En revanche, « la modulation de l’activité du système endocannabinoïde peut avoir un potentiel thérapeutique dans presque toutes les maladies qui affectent l’homme » si l’on s’en tient à la logique comme le suggèrent les scientifiques de l’institut national de la santé NIH.

Quel est le défi du CBD ?

Malgré ses multiples atouts, le CBD ou cannabidiol a ses limites. La notion de l’effet d’entourage du CBD désigné par le terme spectre, revient souvent dès qu’on parle de cette substance. Il s’avère que le CBD fonctionne en combinaison avec d’autres cannabinoïdes. Afin de profiter au mieux de son efficience, il existe ce qu’on appelle les huiles à spectre multiple où le CBD est combiné avec les autres molécules du chanvre hormis le THC. D’où l’obtention de produits puissants riches en CBD non enivrants, à travers des systèmes d’administration innovants sans fumée. Des procédés qui ont transformé le passage thérapeutique ayant changé la conversation publique concernant le cannabis.

Au-delà du mérite du CBD et du chanvre en guise de phytothérapie, le plus grand défi consiste à discerner l’utilisation du chanvre pour bénéficier au maximum de son effet thérapeutique. En raison de son profil exempt de risque ou minime, de plus en plus de patients utilisent le CDB comme thérapie complémentaire, en plus de leurs plans de traitement existants. Cependant, peu de professionnels possèdent les expériences requises pour orienter leurs patients de manière adéquate concernant le dosage, les modes d’administration et les facteurs de risque. Bien avant de s’interroger sur ces questions, il convient de déterminer les raisons qui vous incitent à consommer du CBD. L’idéal serait de débuter la consommation avec légèreté et modération, puis d’augmenter progressivement les doses en fonction de vos besoins. Il faut garder à l’esprit que le CBD n’est pas un médicament, bien qu’il soit considéré comme tel.